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 Articles de presse Queeniens

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simbaud
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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Mar 9 Sep - 19:13

Intéressant ça ^^

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Maycury



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 11 Sep - 12:24

ouais, d'ailleurs dans les autres pays, la une n'est pas Robert Plant mais bien Queen!

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Sirius



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Mer 24 Sep - 12:02

Dans le dernier ROCK& FOLK d'octobre , il y a pas mal d'articles sur QUEEN, en édito, pub sur le Live Rainbow, Photo de Freddie,etc.... Bizarrement , le magazine apprécie pas mal le live! j'attends la chronique dans le mensuel de novembre!
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Maycury



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Mer 24 Sep - 14:19

oooh super ! merci ! je pensais pas qu'ils allaient en parler! mais ces derniers temps ils font un peu les lèches je trouve......


pour ceux qui n'auraient pas acheté le Rolling Stone avec queen, voici la première partie de l'article :




Queen : rhapsodie tragique (première partie)



Théâtral, brillant, excessif et condamné – il n’y avait jamais eu un autre groupe comme Queen ni un chanteur comme Freddie Mercury. A l’heure de la ressortie du légendaire Live at The Rainbow’ 1974, retour sur une saga unique. Par Mikal Gilmore.

C’était une renaissance tout à fait inattendue. Dès l’instant où Freddie Mercury et les autres membres de Queen – le guitariste Brian May, le batteur Roger Taylor et le bassiste John Deacon – sont montés sur la scène du stade de Wembley à Londres, le 13 juillet 1985, lors du concert historique Live Aid, cette journée est rentrée dans la légende. Mercury commença par s’asseoir au piano, reprenant la plus célèbre de leurs chansons, l’étrange et magnifique « Bohemian Rhapsody. » Derrière lui, le groupe jouant avec panache. Face à lui, une audience de 72 000 personnes reprenant en chœur des paroles profondément ancrées dans leur mémoire, comme si c’était ce qu’ils avaient attendu toute la journée. Ce fut la première pierre à l’édifice. Alors que le groupe attaquait le frénétique « Radio Ga Ga, » Mercury attrapa son micro sans fil, et la foule répondit par un unique geste pourtant collectif, en frappant des mains et levant le poing au rythme des rugissements du chanteur. Il y avait quelque chose d’effrayant dans cette marée humaine qui réagissait simultanément par le simple pouvoir d’une voix et d’un groupe.

Ce point d’orgue dans la carrière de Queen tient du miracle. En effet, ils semblaient avoir déjà fait leur temps. Après leur album épique de 1975, A Night at the Opera, ils avaient enchainé les succès dans les styles les plus divers, de la pop baroque au hard rock en passant par le disco, le funk et le rockabilly. Puis, vers le milieu des années 1980, leur destin s’était assombri – en partie à cause des fans qui acceptaient mal l’homosexualité affichée de Mercury. Après une effarante erreur de jugement, en 1984, où Queen avait choisi de se produire en Afrique du Sud sous l’apartheid, les membres du groupe étaient devenus des parias, même au sein de leur Angleterre natale. Après le show du Live Aid – qui les avait tout simplement magnifié, eux et leur charisme, leur virtuosité et leur maîtrise de la scène – le monde entier en réclamait plus encore. Des années plus tard, May déclara : “C’était uniquement grâce à Freddie. Chacun d’entre nous a assuré, mais lui était exceptionnel, et nous a fait franchir un niveau supérieur”.

Aujourd’hui, nous sommes près de 23 ans après la mort de Freddie Mercury, des suites d’une broncho-pneumonie liée au sida. L’héritage de Queen, l’un des groupes les plus importants et les plus controversés du rock, est toujours indissociable de sa personne, quel que soit le succès que May et Taylor pourraient atteindre dans les prochains mois de leur tournée avec Adam Lambert. Lorsqu’ils évoquent les années Mercury (Deacon, lui, refuse totalement d’en parler), ils sont encore transcendés par cette période à la fois merveilleuse et horrible. « Nous étions très proches au sein du groupe« , a déclaré Taylor quelques jours après la mort de Mercury. « Mais nous ne savions pas beaucoup de choses sur Freddie. » Des années plus tard, May dit: “Queen était la chose la plus importante au monde. On peut être adoré et entouré par des gens qui vous aimaient, mais terriblement seul. L’excès musical a débordé sur sa vie.”

Queen a commencé et s’est terminé avec Freddie Mercury. Il incarnait l’identité du groupe, ses triomphes et ses échecs. Pourtant, il n’y avait pas de Freddie Mercury au tout début.

Il s’agissait encore de Farrokh Bulsara, né le 9 septembre 1946 sous le protectorat britannique de Zanzibar, au large de la côte Est de l’Afrique. D’origine perse, sa famille pratiquait le zoroastrisme, l’une des plus anciennes religions monothéistes du monde. Le père de Farrokh, Bomi, était le trésorier pour le gouvernement britannique. Ainsi, lui comme sa femme, Jer, Farrokh et sa sœur, Kashmira, bénéficiaient d’un privilège culturel. En 1954, lorsque Farrokh avait huit ans, les Bulsaras l’envoyèrent à l’école de l’église St Peter’s Church of England School, à Panchgani, en Inde. Situé à 250 kilomètres de Bombay (aujourd’hui Mumbai), l’établissement a été considéré pendant des années comme le meilleur pensionnat de garçons de la région. Farrokh s’y révéla un garçon terriblement timide, gêné par l’avancée de ses dents supérieures qui lui valut immédiatement le surnom de ‘Bucky’. Cette honte le marqua à vie. Dès qu’il souriait, il mettait sa main devant la bouche. Mais il réalisa aussi que ce défaut esthétique, provoqué par quatre dents excédentaires au fond du palais, fut une immense chance puisqu’il donna à sa voix une résonnance exceptionnelle.

Beaucoup se souviennent de Farrokh comme d’un enfant solitaire à St Peter. “J’y ai appris à prendre soin de moi,” dit-il des années plus tard, « et j’ai grandi rapidement. » Quand certains enseignants ont commencé à l’appeler affectueusement Freddie, il s’appropria instantanément ce prénom. Sa famille lui avait transmis le goût de l’opéra, mais il cultiva aussi un amour pour les sons pop occidentaux, en particulier le bruyant rock’n’roll à base de piano de Little Richard et le virtuose Fats Domino. Après que sa tante Sheroo ait remarqué qu’il lui suffisait d’écouter une chanson une seule fois pour s’asseoir au piano et la jouer, ses parents lui offrirent des cours particuliers de musique. En 1958, il forma un groupe, The Hectics, avec d’autres étudiants de St Peter. Dans Freddie Mercury: The Definitive Biography, une étudiante dans une école de filles voisine, Gita Choksi, explique que lorsqu’il était sur ​​scène, Freddie n’était plus un garçon timide. « Il était déjà cet interprète flamboyant, » dit-elle, « totalement dans son élément une fois sur ​​scène. »

Certains étudiants de St Peter croyaient que Farrokh avait le béguin pour Gita. Pour d’autres, l’homosexualité de Farrokh était évidente, bien qu’il n’y ait guère eu de preuves de son activité sexuelle. Aujourd’hui professeur à l’école des filles, Janet Smith se souvient de lui comme d’“un garçon extrêmement mince, intense, qui avait cette habitude d’interpeller ses camarade d’un ‘darling’ qui me semblait un peu pédant. Ce n’était pas quelque chose que les garçons faisaient à cette époque. Tout le monde savait que Freddie était homosexuel. Normalement, cela aurait du être ‘Oh mon Dieu, vous êtes au courant ? C’est juste dégoutant.’ Mais avec Freddie, ce n’était pas ainsi. Cela ne choquait personne. »

En 1963, Freddie retourna à Zanzibar pour voir sa famille. La domination coloniale britannique pris fin la même année. En 1964, l’île fut prise dans une tourmente révolutionnaire et de massacres. Les Bulsaras s’enfuirent à Feltham, dans le Middlesex, en Angleterre. Les temps étaient rudes, les revenus n’étaient pas au rendez-vous. Et Freddie commença à changer sans qu’ils ne s’en aperçoivent. “J’ai été très rebelle, et mes parents détestaient ça”, déclarait-il à Rolling Stone en 1981. “J’ai été précoce très tôt en m’éloignant de la maison. Mais je voulais tout simplement être le meilleur. Je voulais être mon propre patron.”

Quoi qu’il ait laissé à Zanzibar ou à Bombay, Freddie Bulsara ne le revendiqua jamais comme un passé dont il voulait parler. Il était arrivé en Angleterre juste à temps pour la période du Swinging London, des Beatles et des Rolling Stones. La vie s’ouvrait à lui, et il avait la ferme intention de se délecter de chaque instant.

À l’instar de Bulsara, les deux autres hommes qui initièrent Queen, Brian May et Roger Taylor, fréquentaient les collèges londoniens à la fin des années 1960. Doté d’une voix douce, May était grand, maigre, érudit. Il se transformait peu à peu en un guitariste visionnaire. Ce qui aiguisa le plus sa sensibilité, expliqua-t-il ultérieurement, fut la musique riche en harmonies qu’il écoutait depuis les années 1950 : les mélanges vocaux de Buddy Holly and the Crickets, le violon du compositeur italien Mantovani, puis, dans les années 1960, les méthodes novatrices des Beatles. En 1963, May et son père construisirent une guitare électrique avec des pièces d’acajou provenant d’une cheminée. Connue sous le nom de la Red Special, c’est la guitare que May utilise encore aujourd’hui. Au milieu des années soixante, May et un ami, le bassiste Tim Staffell, jouaient dans un groupe de reprises appelé 1984. Puis tous deux commencèrent leurs études universitaires. May était à l’Imperial Collège, à y étudier les mathématiques, la physique et l’astronomie. En 1968, Staffell et lui fondèrent un nouveau groupe, Smile – inscrit dans la ligne d’improvisation féroce qui gagnait alors du terrain dans le rock britannique, incarnée par Cream et d’autres encore. Sur le tableau d’affichage de l’Imperial College, ils placardèrent une petite annonce : ils recherchaient un batteur qui pourrait jouer comme Ginger Baker et Mitch Mitchell. Taylor, qui se préparait à une carrière de dentiste mais qui détestait les études, répondit à l’annonce. Il était mignon, un peu vulgaire, et pouvait jouer ce que Smile recherchait, mais il était plus proche du style spatial de Keith Moon des Who’s, avec lequel il partageait aussi un sens instinctif de la tonalité. « Je me souviens avoir été sidéré lorsque Roger s’assit face à sa batterie à l’Imperial College« , raconta May à Mojo en 1999. « Tandis qu’il l’accordait, le son qui en émanait était déjà le meilleur que j’avais entendu. » Le trio de Smile était maintenant en place.

Staffell partageait les mêmes centres d’intérêts musicaux que Freddie Bulsara, élève au Ealing College of Art où tous deux étudiaietn. Mais Bulsara était moins réservé. Avec sa démarche chaloupée et ses cheveux longs, il véhiculait quelque chose de beau, exotique et un peu dangereux. Au début de l’année 1969, Staffell organisa la rencontre de Bulsara, Taylor et May. Il leur semblait un peu étrange. Il avait ses ongles vernis de noir, il pouvait être efféminé. Mais il était attachant. En revanche, il pouvait aussi se montrer autoritaire. “A cette époque”, déclara May, “il était juste passionné. Il nous disait :‘C’est génial d’être capable de construire des atmosphères. Mais si vous n’êtes pas habillés comme il faut, vous ne toucherez pas le public autant que vous le souhaitez. Il faut saisir les opportunités se connecter avec lui.”

À cette période, Bulsara allait et venait de lui-même dans différents groupes. Il avait une tendance à tout remanier. S’il aimait chanter le blues – la plupart des groupes en était demandeurs -, ses influences étaient beaucoup plus vastes: les compositions du britannique Noel Coward, les renversements instrumentaux de Chopin et Mozart, le chant de Dick Powell, Ruby Keeler, Robert Plant et Aretha Franklin. Et les cabotinages de ses deux stars préférées : Jimi Hendrix et Liza Minnelli. Cependant, après voir vu Smile, sa seule ambition était d’en être le chanteur. Après certains de leurs concerts, il criait : “Si j’étais votre chanteur, je ne vous dit pas ce que ça donnerait. » Au début de 1970, après de nombreuses déceptions, Staffell annonça qu’il quittait Smile. May, Taylor et Bulsara partageaient alors un appartement. Ils étaient bien conscients que Bulsara, pianiste averti, pouvait se transformer en un chanteur extraordinaire. En avril 1970, les trois formèrent un nouveau groupe. Ils expérimentèrent une poignée de bassistes (plusieurs d’entre eux eurent des difficultés avec le style extravagant de Bulsara), avant de rencontrer John Deacon au début de 1971. Deacon était un élève exemplaire. Il avait une maîtrise en acoustique et des technologies des vibrations et son attitude était extrêmement réservée. À leur première réunion, « il ne nous adressa quasiment pas la parole, » se souvient May. Mais il appris vite, et, lors de son audition, il combla aussitôt son manque et ne loupa jamais un beat”, selon les mots d’un musicien présent ce jour-là. Deacon fut embauché sur le champ.

Bulsara commença alors à exercer sa domination, persuadant les autres de s’habiller de façon plus spectaculaire, plus dandy. Il insistait également sur le fait qu’il avait le nom parfait pour le groupe. May et Taylor suggéraient des noms tels que les Rich Kids et Grand Dance, mais Mercury insistait sur Queen : “Il n’y a rien d’aussi majestueux.” “C’était un nom fort, universel et immédiat,” rajouta-t-il quelques années plus tard.



Le chanteur de Queen n’était plus Freddie Bulsara. Il était devenu Freddie Mercury, un nom en référence au messager des dieux romains. “Changer son nom lui a permis d’assumer sa différence« , déclare May dans un documentaire tourné en 2000. « Je pense que cela l’a aidé à devenir celui qu’il voulait vraiment être. Bulsara était toujours là, mais pour le public il serait cet autre personnage, ce dieu.”

Durant les premières années de Queen, on disait que le groupe avait passé des mois à planifier des stratagèmes de carrière avant même d’avoir fait entendre sa musique. Deacon aurait balancé à des amis que le groupe avait un “plan sur dix ans.” Pour la presse musicale, ce genre d’ambition relevait plus de la ruse que d’une véritable passion pour la musique. Et Queen n’arriva jamais vraiment à se défaire de cette étiquette. Pourtant, sa carrière fut mise à l’épreuve par des deals commerciaux douteux et des graves problèmes de santé : May manqua de perdre un bras à cause de la gangrène avant d’être hospitalisé pour une hépatite, puis un ulcère.

À leurs débuts, May avait continué à travailler sur sa thèse en astrophysique et Deacon admit plus tard qu’il n’était pas sûr de la viabilité de Queen avant leur troisième album. Or, si May, Taylor et Deacon pouvaient toujours revenir à leur carrière universitaire d’origine, il n’y avait pas d’autre alternative possible pour Mercury. Il finit par convaincre ses partenaires d’abjurer toute autre carrière. “Si nous devions nous consacrer uniquement au rock,” explique May, “nous ne pouvions pas nous contenter d’une médaille d’argent.”

Avant qu’ils ne sortent leur premier album, Queen, en juillet 1973, leurs chansons leur paraissaient déjà datées. Mercury n’avait pas la patience pour les jams ou autres fantaisies. Pour lui, les chansons portées par de fortes mélodies étaient suffisamment radicales. Et il fallait faire des concerts mémorables. Avec ses ongles noirs, ses combinaisons d’Arlequin et ses manteaux brodés d’ailes d’anges qui accompagnaient ses fanfaronnades sur scène, Mercury se révélait d’une splendeur androgyne – avec une véritable part d’obscurité. Ces attributs se rapprochaient des styles forgés par David Bowie, T. Rex, Roxy Music et Mott the Hoople. “Nous étions dans le glam rock avant Sweet et Bowie, » affirma May à l’époque.

Avec les deux albums suivants, Queen II et Sheer Heart Attack (tous deux de 1974), Queen pouvait s’enorgueillir de ses succès. Le son généreux de Queen II et l’approche plus dynamique de Sheer Heart Attack jetèrent les bases des sons extravagants et complexes qui marquèrent la première période triomphante de Queen. Sur scène, Mercury était le roi. La presse britannique détestait ce qu’elle considérait comme des manières théâtrales de mauvais goût. Mais il établit un lien puissant et rare avec son public, encourageant souvent les fans à chanter en chœur. “Ce que vous devez comprendre,” déclarait-il, “c’est que ma voix s’alimente de l’énergie du public. Plus ils sont heureux, meilleur je suis.”

Lors de l’enregistrement de son quatrième album en 1975, A Night at the Opera, Queen sentit que son heure de gloire était arrivée. May se souvient avoir pensé, “c’est notre canevas, nous allons le peindre comme nous le souhaitons. » Mercury avait imaginé une chanson si épique qu’elle en semblait risible. Le producteur Roy Thomas Baker raconte l’histoire de la première écoute de « Bohemian Rhapsody »: « Freddie était dans son appartement, et il a dit: ‘J’ai une idée de chanson’. Il a commencé à jouer au piano. Soudain, il s’est arrêté: ‘Maintenant, très chers, l’opéra entre en jeu’. » S’ouvrant sur une ballade, la chanson se transforme en opérette, puis en un retentissant rock’n’roll pour finalement revenir à la ballade. Dixit May, “c’était le bébé de Freddie. » Queen et Baker travaillèrent sur la chanson pendant des semaines. Ils amplifièrent 180 séquences vocales, façonnant ainsi son célèbre chœur en son de cathédrale. À un moment donné, il y avait tellement de pistes que la bande audio en devenait transparente. Un enregistrement de plus et elle se serait certainement évaporée.

Une fois « Bohemian Rhapsody » terminé, le groupe voulait qu’il soit le premier single de A Night at the Opera. Dans son intégralité ! Le manager de Queen à l’époque, John Reid (qui était aussi celui d’Elton John) leur affirma qu’on devait couper le morceau, qui durait 6 minutes. Deacon allait dans ce sens, mais Taylor et May partageaient la certitude de Mercury. Les doutes se dissipèrent lorsque le groupe enregistra pour DJ Kenny Everett de la BBC. « Cela pourrait même durer une demi-heure”, leur dit Everett, « ça va être numéro 1 pendant des siècles. » Au fur et a mesure, “Bohemian Rhapsody” de Queen s’imposa numéro 1 en Grande-Bretagne avant de se classer dans le Top 10 en Amérique. Depuis, la chanson a régulièrement été classée en Angleterre parmi les meilleurs et les pires singles de tous les temps. Cela n’a jamais découragé Mercury : “Beaucoup de gens ont rejeté ‘Bohemian Rhapsody’, mais à quoi d’autre pouvez-vous le comparer?”
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larry-lurex



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Mer 24 Sep - 15:18

Sirius a écrit:
Dans le dernier ROCK& FOLK  d'octobre , il y a pas mal d'articles sur QUEEN, en édito, pub sur le Live Rainbow, Photo de Freddie,etc.... Bizarrement , le magazine apprécie pas mal le live! j'attends la chronique dans le mensuel de novembre!

Pourquoi bizarrement ? Queen a fait du bon boulot sur ce disque. C'est la meilleure chose produite par Queen depuis.... 1991.
Ils ont raison de critiquer les Greatest hits 3, Absolute Greatest, et autres Deep cuts, les diverses tentatives de reprises du groupe ou les collaboration avec Five ou je ne sais quoi ou le futur Forever (celui là sera descendu en flèche à juste titre). Là, on tient pour une fois un (deux) vrai bon concert, normal d'être plein de louanges.
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Maycury



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 25 Sep - 8:08

Partie 2 de l'article dans Rolling Stone :

Mercury n’était pas patient avec ceux qui l’interrogeaient sur l’origine de ses morceaux. “Qu’ils aillent se faire foutre, darling,” dit-il. “Je ne vous dirais pas plus que ce que tout poète digne de ce nom ne vous dirait si vous osiez lui demander d’analyser son travail.” “Les états d’âme de Freddie sont enfermés dans ses textes,” explique May. « Mais vous pouvez trouver ici et là quelques bribes d’idées qui révèlent beaucoup de ses pensées intimes.” En effet, “Bohemian Rhapsody” détient peut-être la clé de la vie de Mercury. D’après le critique Anthony DeCurtis, “elle évoque une transgression secrète – ‘Je suis puni’ – tout en étant empreinte d’un désir de liberté.”

Mercury gardait ses émois pour lui car il s’y sentait obligé. Certains pensaient que son comportement décadent n’était que de la représentation. Le photographe Mick Rock se souvient de Mercury “essayant” de nouer des relations avec les femmes. D’ailleurs, il entretint une relation passionnée de plusieurs années avec Mary Austin, jeune femme glamour rencontrée chez Biba, la fameuse boutique de mode londonienne.

“Il pensait qu’il aimait les femmes,” a confié un camarade de l’école d’art au biographe de Mercury, Lesley-Ann Jones. “Ca lui a pris du temps de réaliser qu’il était gay… Je ne pense pas qu’il pouvait affronter ce qu’il ressentait au fond de lui.” Au moment de la sortie d’A Day at the Races, en 1976, Mercury se comporta étrangement avec sa petite amie, Mary Austin. “Je voyais bien qu’il se sentait mal,” explique-t-elle dans le documentaire Freddie Mercury: The Untold Story. Mercury finit par lui expliquer qu’il s’était révélé à lui-même. “Ce fut un soulagement de l’entendre,” dit-elle. Le chanteur resta proche d’Austin jusqu’à la fin de sa vie, l’employant comme secrétaire et conseillère personnelle. Malgré ses nombreuses relations, il en parlait comme de sa compagne. A partir de là, il ne se sentit plus obligé d’expliquer sa sexualité.

Il ne tolérait pas plus les insultes. Dans Queen: The Early Years, un intervenant raconte ce concert à Manchester : “Queen venait de monter sur scène, et un mec hurla à Freddie: ‘Sale pédé!’ Il demanda aux techniciens de braquer les projecteurs sur la foule jusqu’à trouver le type. Et il lui dit : ‘Répète encore une fois, darling.’ Je l’ai vu littéralement réduire ce mec haut d’1 mètre 85, qui ne savait plus où se mettre.”

Il y avait d’autres oppositions. En 1976, autour de la parution de A Day at the Races, le mouvement punk commença à diviser le terrain du rock, dénigrant violemment la musique de groupes comme Queen. “Un concert de rock n’est plus la cérémonie d’adoration d’une star par ses fans,” déclara New Music Express. “Toute cette illusion entretenue par Queen va rapidement s’envoler.” Lorsque Queen se retrouva dans un studio voisin de celui des Sex Pistols, Sid Vicious demanda à Mercury: “Alors, vous êtes ce Freddie Platinum supposé mettre le ballet à la portée des masses ?” Le chanteur répondit: “Ah, Mr. Ferocious. Nous faisons de notre mieux, mon cher.” Le son de Queen changea radicalement avec leur album de 1977, News of the World. La musique était plus incisive. Les orchestrations et harmonies luxuriantes avaient été remplacées par des constructions plus avant-gardistes. Explications de May: “Nous étions saturés des productions à multi couches bien avant que les Sex Pistols ne fassent leur apparition. News of the World devait revenir à l’essentiel afin que le groupe trouve une nouvelle énergie.”

Deux des morceaux de l’album, “We Will Rock You” et “We Are the Champions,” sont les chansons les plus connues de Queen. “Rock You,” écrite par May, s’ouvre sur des piétinements et des paroles sans équivoque (“Un meilleur que toi va te remettre à ta place”) et fut interprétée par certains comme une riposte au punk. “We Are the Champions,” signée par Mercury, souleva une controverse au sein même du groupe. May avait peur que l’on y voit trop d’arrogance et prévint Mercury: “Tu ne peux pas faire ça.” Le chanteur répondit : “Si, nous le pouvons.” Les deux titres sont devenus des classiques mais en agacèrent beaucoup. Un critique de Rolling Stone décrivit Queen comme “le premier vrai groupe de rock fasciste.” Comme May le précisa par la suite, ces morceaux étaient destinés à devenir des hymnes de stades, “avec la participation du public.” Certains interprétèrent “Champions” comme un éloge subversif de la persévérance de la communauté homosexuelle. Mais toute interprétation disparut au profit des vainqueurs de matchs: “We Are The Champions” devint un chant de la victoire.

News est sans doute le meilleur album de Queen. La plupart de leurs autres disques – parmi lesquels Jazz (1978), The Game (1980), The Works (1984) et A Kind of Magic (1986) – n’atteignirent plus cette cohésion stylistique. Ce qui ne les empêcha pas de produire une série de hits (“Under Pressure” avec David Bowie; “Radio Ga Ga,” écrit par Taylor, “Crazy Little Thing Called Love” par Mercury et “Another One Bites the Dust,” signé Deacon) qui apporta au groupe un public plus large encore. Au début des années 1980, Mercury s’était lassé de son look seventies. Il coupa ses cheveux, ne portait que du cuir ou des vêtements de sport et se fit pousser la moustache. C’était représentatif de ce qu’on appelait, à la fin des années 70, le look “gay clone” musclé auquel l’univers du rock n’était pas du tout habitué. En se présentant ainsi sur scène – surtout durant “Another One Bites the Dust,” où Mercury se trémoussait en shorts moulants, lançant des phrases comme “mords-là” et “mords-là bien, baby” – il semblait titiller plus que jamais le public. Pendant la tournée américaine, des fans lui jetèrent des lames de rasoir : ils n’aimaient pas cette nouvelle image de héros rock’n’roll effrontément gay.

Après 1982, Queen ne ferait plus de tournée aux Etats-Unis. D’après les rumeurs, d’autres membres du groupe reprochaient à Mercury de s’aliéner le public à cause de son attitude provocante. “Certains d’entre nous le détestent,” confia Deacon à Rolling Stone en 1981. “Mais c’est Freddie et personne ne peut l’arrêter.” Toutefois, May donna l’impression d’être peu soucieux de pénétrer le marché américain : “Il y avait d’autres endroits où nous pouvions être nous-mêmes sans nous soucier des conséquences.”

Pendant la majeure partie des années 80, Queen fut un mastodonte du live, remplissant les stades du monde entier. Les tournées étaient si denses et les représentations si spectaculaires que tout cela finit par jouer contre eux: pour certains, Queen était une industrie et non de l’art. Pire encore, une industrie sans cœur. Au début de 1981, Queen entrepris sa première tournée, brève mais mouvementée, en Amérique du Sud. Cela semblait une ambition respectable. Aucun grand groupe de rock n’avait encore pris ce public suffisamment au sérieux pour déployer de tels efforts. Le premier concert devait avoir lieu à Buenos Aires. À l’époque, une dictature militaire dirigeait l’Argentine, menant une “sale guerre” contre les gauchistes et les civils, assassinant jusqu’à 30 000 personnes. Queen essaya de rationaliser sa visite : “Nous jouions pour les gens”, déclara Taylor. “Nous n’étions pas allés là-bas en nous voilant la face.” Cependant, leur réputation en fit les frais. Les choses s’aggravèrent quand le groupe accepta de jouer 12 représentations au Bophuthatswana, en Afrique du Sud, au Sun City Super Bowl. En octobre 1984, l’Afrique du Sud était encore sous le régime de l’apartheid. L’ONU demandait aux artistes de boycotter le pays et l’Union des Musiciens de la Grande-Bretagne excluait tout membre en cas de représentation au Sun City. Malgré la controverse, Queen joua mais dut annuler plusieurs concerts lorsque Mercury se brisa la voix lors de la soirée d’ouverture.

En se produisant dans ces pays, Queen semblait être passé du côté obscur de la force. “Je n’aime pas écrire des chansons à message,” affirmait Mercury à cette époque. Selon lui, ils étaient des entertainers, un groupe apolitique qui n’approuvait pas le gouvernement d’un pays juste parce qu’il jouait pour ses habitants. Mais Queen le paya cher. À la fin de 1984, lorsqu’aucun de ses membres ne fut invité à l’enregistrement du single de l’association Band Aid, “Do They Know It’s Christmas?” (organisé par Bob Geldof et Midge Ure afin de collecter des fonds pour soulager la famine en Ethiopie), Mercury fut profondément blessé. Le groupe sombra alors dans la dépression, et beaucoup parlèrent de séparation.

Mais quelques mois plus tard, en juillet 1985, Geldof invita le groupe à jouer au concert de Live Aid à Londres. D’abord, les musiciens hésitèrent. Ils devaient se produire en plein jour, ce qu’ils n’aimaient pas, et ils s’inquiétaient de la qualité sonore. De plus, il y aurait une concurrence importante: Paul McCartney, U2, Elton John, Bowie, les Who, Sting et Phil Collins. Compte tenu de ses récentes erreurs stratégiques, Queen redoutait d’être le mal-aimé de l’événement. Mais Geldof insista, et 22 minutes après l’entrée du groupe sur la scène de Wembley, ils la quittèrent en héros. Elton John alla les féliciter en coulisses. “Salauds, vous avez volé le show !” “Ce fut le plus beau jour de nos vies,” commente May.

Cette performance raviva la flamme du groupe. En septembre, Queen commença à travailler à Munich sur A Kind of Magic et une tournée prévue à l’été 1986. “Je pense que nous sommes probablement le meilleur groupe live du le monde du moment”, déclarait Taylor, “et nous allons le prouver… Ben-Hur va passer pour Guignol.” Les spectacles furent à la hauteur. Mais Mercury était victime de sautes d’humeur aussi dramatiques qu’imprévisibles. Lors d’une dispute en Espagne, il balança à Deacon : “Je ne vais pas faire cela pour toujours. C’est probablement la dernière fois.”

À la fin de la tournée, la demande du public était telle que Queen dut rajouter une nouvelle date au parc de Knebworth, le 9 août 1986, jouant pour un public d’environ 200 000 personnes. À la fin du concert, Mercury s’enfuit comme un voleur. Il était évident que quelque chose le taraudait. Queen avait joué son dernier show.

Au début des années 1980, le SIDA avait commencé à faire des ravages en Amérique. Certains parlaient de cette maladie mortelle comme d’une “peste gay”, mais il parut vite évident que le SIDA ne faisait aucune discrimination. Le VIH affaiblissait le système immunitaire et se transmettait par les fluides corporels infectés, y compris le sperme et le sang. Il était largement répandu parmi les usagers de drogues qui partageaient des seringues et par ceux qui avaient des rapports sexuels non protégés, en particulier avec des partenaires multiples. Freddie Mercury faisait partie de cette dernière catégorie. “Je suis juste une vieille salope qui se lève chaque matin, se gratte la tête et se demande ce qu’il veut baiser,” avait-il un jour déclaré.

À la fin des années 70 et pendant la majeure partie des eighties, Munich était devenue la seconde maison de Queen. La ville avait une culture sexuelle active et diversifiée. Pour Mercury, c’était à la fois l’enfer et le paradis. May dit plus tard que le chanteur supportait difficilement d’être en studio et préférait passer ses nuits dans les clubs de Munich. Un soir, il fit la connaissance de l’actrice Barbara Valentin. Mercury vécut une liaison passionnée avec elle tout en continuant ses relations, parfois orageuses, avec divers amants masculins – une rumeur lui en attribue une avec le danseur étoile Rudolf Noureev. Il consommait des drogues et buvait beaucoup, au point d’être incapable de se rappeler ce qu’il avait fait la veille. Valentin raconta à Lesley-Ann Jones comment elle avait retrouvé Mercury nu sur le balcon, en train de chanter “We Are the Champions” aux ouvriers des constructions d’en dessous avant de leur crier : ”Que celui qui a la plus grande bite se lève!”



Le DJ de la BBC, Paul Gambaccini, se souvient d’avoir croisé le chanteur dans un club de Londres, en 1984. Gambaccini lui demande si le SIDA avait changé son comportement sexuel. Mercury répondit : “Darling, mon credo, c’est ‘baise-le’. Je fais tout ce que je veux avec qui je veux.” Gambaccini dit : “J’ai eu ce sentiment de naufrage. J’en avais vu assez à New York pour comprendre que Freddie allait mourir.’” Une fois, Mercury dit au journaliste Rick Sky : “Par nature, je suis très inquiet et nerveux. Je vis toujours dans l’extrême, ce qui est souvent destructeur pour les autres comme pour moi-même.” Puis il changea totalement d’attitude. Fin 1985, il fit un test du SIDA. Les résultats furent négatifs. Il abandonna le clubbing de Munich, sa liaison avec Valentin, et s’installa dans un manoir du Kensington trouvé par Mary Austin, alors sa secrétaire, en 1980. “Je ne vivais que pour le sexe,” confia t-il plus tard. “J’étais inconscient, mais le SIDA a tout changé.”

In 1987, Mercury se soumit à un autre test mais semblait avoir peur des résultats. Après avoir essayé plusieurs fois de le contacter, sans réponse, le cabinet du médecin appela Austin et lui annonça que Mercury était séropositif. “Mon cœur s’est arrêté de battre,” raconta plus tard Austin. Le chanteur ne l’avait pas encore dit aux autres membres de son groupe. “Nous savions que quelque chose se passait,” dit plus tard May, “mais personne ne disait rien.” À la même période, Paul Prenter, l’ancien manager de Mercury, avait déjà parlé à la presse anglaise de ces analyses sanguines, et celle-ci commença à faire pression sur le groupe pour connaître la vérité. Mercury persista à dire que ces rumeurs étaient fausses. Ses amis pensaient qu’il avait un problème au foie à cause de ses abus d’alcool. Or, en 1987, Valentin remarqua des cicatrices sur son visage et sur ses mains : des symptômes possibles du sarcome de Kaposi.

Le treizième album du groupe, The Miracle, fut terminé au début de l’année 89. Mercury voulait se lancer immédiatement dans un autre album. Il espérait enregistrer autant de travail que possible, et réalisa qu’il devait expliquer pourquoi à ses camarades. Il les convoqua chez lui et leur déclara : “Vous avez sans doute compris quel était mon problème. Eh bien, c’est dit, et je ne veux pas que cela change quoi que ce soit, ni que cela se sache. Je ne veux pas en parler. Je veux juste monter sur scène et travailler jusqu’à ce que je m’écroule. J’aimerais que vous me souteniez.” May raconta plus tard que lui, Taylor et Deacon furent dévastés: “Nous sommes tous allés dans notre coin pour souffrir en silence, et ce fut la seule conversation directe que nous avons eu à ce sujet.”

Cette révélation affecta l’enregistrement nouvel album de Queen, Innuendo. “Nous nous sommes serrés les coudes”, se souvint Taylor. Le groupe savait qu’il était confronté à son ultime sujet, mais son fonctionnement rendait toute communication à ce propos difficile. “Nous n’avons même pas évoqué les paroles des chansons”, déclara May à Mojo en 2004. “Nous étions tout simplement trop gênés pour en parler.” Cependant, Innuendo s’adresse à la mort imminente comme une conclusion gracieuse, mémorable, et ce sans complaisance. “Vers la fin, il était très conscient”, se remémore May. “Parfois, Freddie n’était pas en mesure de chanter ce qu’il voulait exprimer. Il avait dépassé ses capacités à mettre des mots sur ce qu’il ressentait. Cela va sembler très étrange, mais Roger et moi essayons de le verbaliser pour lui. Des chansons comme ‘The Show Must Go On’, dans mon cas, ou ‘Days of Our Lives’, dans le cas de Roger, étaient des chansons écrites pour être mises à la disposition de Freddie. Sans que l’on se concerte.”

“Très étrangement, il y avait beaucoup de joie” dit May. “Freddie souffrait… Mais à l’intérieur du studio, il pouvait être heureux, profiter de ce qu’il aimait le plus au monde. Cela ne durait que deux heures par jour parce qu’il se fatiguait vite. Mais pendant ces quelques heures, il donnait tellement ! Quand il ne pouvait plus tenir debout, il avait l’habitude de s’appuyer contre un bureau et de se servir une vodka: “Je vais chanter jusqu’à ce que je saigne.”

Après Innuendo, Mercury voulait continuer d’enregistrer, avancer sur un autre album si c’était possible. May : “Freddie disait: ‘Ecrivez-moi des trucs…. Continuez à me donner des textes. Je vais chanter’”, se souvient May. Le résultat, Made in Heaven, est paru en 1985. D’après Austin, “il a continué parce que c’est ce qu’il aimait. Le travail lui a permis d’affronter sa maladie.” Jim Hutton, l’amant de longue date de Mercury qui vécut avec lui jusqu’à sa mort, conclut : “Sans la musique, il n’aurait pas tenu aussi longtemps.”

En septembre 1991, Freddie Mercury avait enregistré autant qu’il le pouvait. Il se retira dans sa maison du Kensington. Il restait prudent vis-à-vis de ses parents, écrit Peter Freestone dans Freddie Mercury: An Intimate Memoir : “Il voulait les protéger de choses qu’ils n’auraient pas comprises ou pas accepté.” Des années plus tard, sa mère déclara : “Il n’a pas voulu nous faire du mal, mais avons toujours su ce qui se passait.”

Mercury reçut de moins en moins. Il ne voulait pas être vu dans un état de décrépitude avancé. Il arrêta de prendre des médicaments, fut frappé à plusieurs reprises de cécité. Il nia tout lien avec le SIDA jusqu’au soir du 23 novembre 1991, où il publia une déclaration officielle : “Après les nombreuses présomptions de la presse, je voudrais confirmer que je suis séropositif et que j’ai le SIDA. Je pensais qu’il convenait de ne pas divulguer cette information pour protéger l’intimité de ceux qui m’entourent. Mais il est temps que mes amis et mes fans du monde entier connaissent la vérité. J’espère que tout le monde se joindra à moi, aux médecins qui me soignent et à tous ceux qui se battent contre cette terrible maladie.” D’après son entourage, cette annonce le libéra d’un poids. Le lendemain, au début de la soirée, Freestone et Hutton se préparaient à changer le lit du chanteur quand Hutton réalisa qu’il ne respirait plus. Freddie Mercury était âgé de 45 ans. Freestone appela Taylor, qui était sur en chemin pour lui rendre visite, et lui dit: “Ne t’embête pas à venir.”

Les funérailles eurent lieu quelques jours plus tard, lors d’une cérémonie Zoroastrienne. Aretha Franklin chanta et Montserrat Caballé interpréta une aria de Verdi. La cantatrice avait travaillé avec Mercury sur un album de pop opéra, Barcelona. Le corps du chanteur fut incinéré, et Mary Austin – la seule personne en qui Mercury avait vraiment confiance, et à qui il a légué son domicile – plaça ses cendres dans un endroit qu’elle n’a jamais dévoilé.

Au mois d’avril 1995, les membres restants de Queen jouèrent un hommage à leur défunt chanteur au stade de Wembley, et profitèrent de l’événement pour lancer le Mercury Phoenix Trust, qui continue d’amasser des fonds pour divers organismes consacré à la recherche sur le SIDA. Après le concert, le groupe se sépara durant treize ans. Deacon prit sa retraite, sauf pour les séances complémentaires de Made in Heaven, dernier album studio du quatuor, qui comprenait les derniers enregistrements de Mercury. Toutes les chansons évoquaient la splendeur éphémère de l’amour.

“Je ne me suis jamais remis de sa mort,” avoua plus tard Taylor. “Aucun d’entre nous n’a pu s’en remettre. Je crois que nous avons tous pensé pouvoir évacuer la douleur rapidement, mais nous avions sous estimé l’impact de sa mort sur nos existences. C’est encore difficile d’en parler. Pour nous, Queen fait partie d’une autre vie.”

Les gens n’approuvèrent pas la manière dont Mercury a vécu et dont il est mort. Des homophobes ont vu sa chute comme une punition d’avoir été un gay assumé. Ceux qui ont lutté contre le SIDA lui ont reproché de ne pas annoncer son état avant la fin. Ces jugements poursuivront toujours Mercury, mais sa musique peut s’avérer une clé. Chanson après chanson, il a abordé la mortalité, la solitude et l’espoir, mais il a également imploré certains sanctuaires inaccessibles – nulle part aussi ouvertement que dans “Save Me”, un morceau de The Game: “Je n’ai pas de cœur, je suis froid à l’intérieur / Je n’ai pas de véritable but / Sauve-moi / Je ne peux pas faire face à cette vie seul.” Mais Mercury sentait qu’il devait souvent rester seul, comme il l’avait fait dans son enfance. “C’est peut être une vie très solitaire”, dit-il, “mais c’est celle que j’ai choisi.” Au début des années 1970, lorsqu’Austin avait proposé qu’ils aient un enfant ensemble, Mercury aurait répondu: “Je préfère avoir un chat.” Au lieu de l’introspection, le chanteur rechercha l’extase et l’agitation durant la majeure partie de sa vie. Il en paya le prix. Une de ses meilleures chansons, “Don’t Stop Me Now”, révèle sa philosophie : “Je suis une fusée en vol vers Mars / Sur une trajectoire de collision / Je suis un satellite hors de contrôle / Je suis une machine de sexe prêt à recharger.”

Dans The Marriage of Heaven and Hell du poète William Blake, on peut lire ce célèbre vers : “La route de l’excès mène au palais de la sagesse.” La poursuite de désirs sans la maîtrise de soi peut aussi offrir la possibilité de comprendre cette futilité et de trouver des sens plus profonds au passage sur terre. Cela signifie aussi que sans prendre de risques, vous ne découvrirez jamais ce qui pourrait vous éclairer le plus. Dans The Miracle, Mercury affronte ses excès sans se ménager : “Est-ce que toutes ces années valent vraiment la peine ?…/ Perdre ou gagner n’a aucune importance / Vivre, respirer le rock’n’roll / Était-ce la peine? / Oui, cela a été une expérience enrichissante / Ça valait le coup.” Il savait qu’il avait peu de temps devant lui en chantant ces paroles. Il n’y avait pas de place pour les mensonges.

Le meilleur titre chanté par Mercury au cours de ses dernières années, “These Are the Days of Our Lives”, a été écrit pour lui par Taylor. Le clip montre les derniers moments de Mercury devant une caméra. C’est un homme à l’agonie – il est émacié, et, d’après ceux qui assistèrent au tournage, même le contact de ses vêtements sur sa peau le faisaient souffrir. Mais il est pleinement présent, lumineux. Il regarde vers le ciel, ses bras écartés, puis fixe l’objectif comme s’il avait dit tout ce qu’il lui restait à dire : ”Ce sont les jours de notre vie – oui / Les mauvaises choses dans la vie sont si peu / Ces jours sont tous partis maintenant, mais une chose reste toujours vraie / Quand je regarde et je réalise / que je t’aime encore … Je t’aime encore.” Il a alors trouvé la sagesse de la seule manière qu’il pouvait. C’est la mort de Freddie Mercury qui l’a sauvé.

Traduction et adaptation Sophie Rosemont
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Babarinos



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 25 Sep - 12:42

Maycury a écrit:
Partie 2 de l'article dans Rolling Stone :

Mercury n’était pas patient avec ceux qui l’interrogeaient sur l’origine de ses morceaux. “Qu’ils aillent se faire foutre, darling,” dit-il. “Je ne vous dirais pas plus que ce que tout poète digne de ce nom ne vous dirait si vous osiez lui demander d’analyser son travail.” “Les états d’âme de Freddie sont enfermés dans ses textes,” explique May. « Mais vous pouvez trouver ici et là quelques bribes d’idées qui révèlent beaucoup de ses pensées intimes.” En effet, “Bohemian Rhapsody” détient peut-être la clé de la vie de Mercury. D’après le critique Anthony DeCurtis, “elle évoque une transgression secrète – ‘Je suis puni’ – tout en étant empreinte d’un désir de liberté.”

Mercury gardait ses émois pour lui car il s’y sentait obligé. Certains pensaient que son comportement décadent n’était que de la représentation. Le photographe Mick Rock se souvient de Mercury “essayant” de nouer des relations avec les femmes. D’ailleurs, il entretint une relation passionnée de plusieurs années avec Mary Austin, jeune femme glamour rencontrée chez Biba, la fameuse boutique de mode londonienne.

“Il pensait qu’il aimait les femmes,” a confié un camarade de l’école d’art au biographe de Mercury, Lesley-Ann Jones. “Ca lui a pris du temps de réaliser qu’il était gay… Je ne pense pas qu’il pouvait affronter ce qu’il ressentait au fond de lui.” Au moment de la sortie d’A Day at the Races, en 1976, Mercury se comporta étrangement avec sa petite amie, Mary Austin. “Je voyais bien qu’il se sentait mal,” explique-t-elle dans le documentaire Freddie Mercury: The Untold Story. Mercury finit par lui expliquer qu’il s’était révélé à lui-même. “Ce fut un soulagement de l’entendre,” dit-elle. Le chanteur resta proche d’Austin jusqu’à la fin de sa vie, l’employant comme secrétaire et conseillère personnelle. Malgré ses nombreuses relations, il en parlait comme de sa compagne. A partir de là, il ne se sentit plus obligé d’expliquer sa sexualité.

Il ne tolérait pas plus les insultes. Dans Queen: The Early Years, un intervenant raconte ce concert à Manchester : “Queen venait de monter sur scène, et un mec hurla à Freddie: ‘Sale pédé!’ Il demanda aux techniciens de braquer les projecteurs sur la foule jusqu’à trouver le type. Et il lui dit : ‘Répète encore une fois, darling.’ Je l’ai vu littéralement réduire ce mec haut d’1 mètre 85, qui ne savait plus où se mettre.”

Il y avait d’autres oppositions. En 1976, autour de la parution de A Day at the Races, le mouvement punk commença à diviser le terrain du rock, dénigrant violemment la musique de groupes comme Queen. “Un concert de rock n’est plus la cérémonie d’adoration d’une star par ses fans,” déclara New Music Express. “Toute cette illusion entretenue par Queen va rapidement s’envoler.” Lorsque Queen se retrouva dans un studio voisin de celui des Sex Pistols, Sid Vicious demanda à Mercury: “Alors, vous êtes ce Freddie Platinum supposé mettre le ballet à la portée des masses ?” Le chanteur répondit: “Ah, Mr. Ferocious. Nous faisons de notre mieux, mon cher.” Le son de Queen changea radicalement avec leur album de 1977, News of the World. La musique était plus incisive. Les orchestrations et harmonies luxuriantes avaient été remplacées par des constructions plus avant-gardistes. Explications de May: “Nous étions saturés des productions à multi couches bien avant que les Sex Pistols ne fassent leur apparition. News of the World devait revenir à l’essentiel afin que le groupe trouve une nouvelle énergie.”

Deux des morceaux de l’album, “We Will Rock You” et “We Are the Champions,” sont les chansons les plus connues de Queen. “Rock You,” écrite par May, s’ouvre sur des piétinements et des paroles sans équivoque (“Un meilleur que toi va te remettre à ta place”) et fut interprétée par certains comme une riposte au punk. “We Are the Champions,” signée par Mercury, souleva une controverse au sein même du groupe. May avait peur que l’on y voit trop d’arrogance et prévint Mercury: “Tu ne peux pas faire ça.” Le chanteur répondit : “Si, nous le pouvons.” Les deux titres sont devenus des classiques mais en agacèrent beaucoup. Un critique de Rolling Stone décrivit Queen comme “le premier vrai groupe de rock fasciste.” Comme May le précisa par la suite, ces morceaux étaient destinés à devenir des hymnes de stades, “avec la participation du public.” Certains interprétèrent “Champions” comme un éloge subversif de la persévérance de la communauté homosexuelle. Mais toute interprétation disparut au profit des vainqueurs de matchs: “We Are The Champions” devint un chant de la victoire.

News est sans doute le meilleur album de Queen. La plupart de leurs autres disques – parmi lesquels Jazz (1978), The Game (1980), The Works (1984) et A Kind of Magic (1986) – n’atteignirent plus cette cohésion stylistique. Ce qui ne les empêcha pas de produire une série de hits  (“Under Pressure” avec David Bowie; “Radio Ga Ga,” écrit par Taylor, “Crazy Little Thing Called Love” par Mercury et “Another One Bites the Dust,” signé Deacon) qui apporta au groupe un public plus large encore. Au début des années 1980, Mercury s’était lassé de son look seventies. Il coupa ses cheveux, ne portait que du cuir ou des vêtements de sport et se fit pousser la moustache. C’était représentatif de ce qu’on appelait, à la fin des années 70, le look “gay clone” musclé auquel l’univers du rock n’était pas du tout habitué. En se présentant ainsi sur scène – surtout durant “Another One Bites the Dust,” où Mercury se trémoussait en shorts moulants, lançant des phrases comme “mords-là” et “mords-là bien, baby” – il semblait titiller plus que jamais le public. Pendant la tournée américaine, des fans lui jetèrent des lames de rasoir : ils n’aimaient pas cette nouvelle image de héros rock’n’roll effrontément gay.

Après 1982, Queen ne ferait plus de tournée aux Etats-Unis. D’après les rumeurs, d’autres membres du groupe reprochaient à Mercury de s’aliéner le public à cause de son attitude provocante. “Certains d’entre nous le détestent,” confia Deacon à Rolling Stone en 1981. “Mais c’est Freddie et personne ne peut l’arrêter.” Toutefois, May donna l’impression d’être peu soucieux de pénétrer le marché américain : “Il y avait d’autres endroits où nous pouvions être nous-mêmes sans nous soucier des conséquences.”

Pendant la majeure partie des années 80, Queen fut un mastodonte du live, remplissant les stades du monde entier. Les tournées étaient si denses et les représentations si spectaculaires que tout cela finit par jouer contre eux: pour certains, Queen était une industrie et non de l’art. Pire encore, une industrie sans cœur. Au début de 1981, Queen entrepris sa première tournée, brève mais mouvementée, en Amérique du Sud. Cela semblait une ambition respectable. Aucun grand groupe de rock n’avait encore pris ce public suffisamment au sérieux pour déployer de tels efforts. Le premier concert devait avoir lieu à Buenos Aires. À l’époque, une dictature militaire dirigeait l’Argentine, menant une “sale guerre” contre les gauchistes et les civils, assassinant jusqu’à 30 000 personnes. Queen essaya de rationaliser sa visite : “Nous jouions pour les gens”, déclara Taylor. “Nous n’étions pas allés là-bas en nous voilant la face.” Cependant, leur réputation en fit les frais. Les choses s’aggravèrent quand le groupe accepta de jouer 12 représentations au Bophuthatswana, en Afrique du Sud, au Sun City Super Bowl. En octobre 1984, l’Afrique du Sud était encore sous le régime de l’apartheid. L’ONU demandait aux artistes de boycotter le pays et l’Union des Musiciens de la Grande-Bretagne excluait tout membre en cas de représentation au Sun City. Malgré la controverse, Queen joua mais dut annuler plusieurs concerts lorsque Mercury se brisa la voix lors de la soirée d’ouverture.

En se produisant dans ces pays, Queen semblait être passé du côté obscur de la force. “Je n’aime pas écrire des chansons à message,” affirmait Mercury à cette époque. Selon lui, ils étaient des entertainers, un groupe apolitique qui n’approuvait pas le gouvernement d’un pays juste parce qu’il jouait pour ses habitants. Mais Queen le paya cher. À la fin de 1984, lorsqu’aucun de ses membres ne fut invité à l’enregistrement du single de l’association Band Aid, “Do They Know It’s Christmas?” (organisé par Bob Geldof et Midge Ure afin de collecter des fonds pour soulager la famine en Ethiopie), Mercury fut profondément blessé. Le groupe sombra alors dans la dépression, et beaucoup parlèrent de séparation.

Mais quelques mois plus tard, en juillet 1985, Geldof invita le groupe à jouer au concert de Live Aid à Londres. D’abord, les musiciens hésitèrent. Ils devaient se produire en plein jour, ce qu’ils n’aimaient pas, et ils s’inquiétaient de la qualité sonore. De plus, il y aurait une concurrence importante: Paul McCartney, U2, Elton John, Bowie, les Who, Sting et Phil Collins. Compte tenu de ses récentes erreurs stratégiques, Queen redoutait d’être le mal-aimé de l’événement. Mais Geldof insista, et 22 minutes après l’entrée du groupe sur la scène de Wembley, ils la quittèrent en héros. Elton John alla les féliciter en coulisses. “Salauds, vous avez volé le show !” “Ce fut le plus beau jour de nos vies,” commente May.

Cette performance raviva la flamme du groupe. En septembre, Queen commença à travailler à Munich sur A Kind of Magic et une tournée prévue à l’été 1986. “Je pense que nous sommes probablement le meilleur groupe live du le monde du moment”, déclarait Taylor, “et nous allons le prouver… Ben-Hur va passer pour Guignol.” Les spectacles furent à la hauteur. Mais Mercury était victime de sautes d’humeur aussi dramatiques qu’imprévisibles. Lors d’une dispute en Espagne, il balança à Deacon : “Je ne vais pas faire cela pour toujours. C’est probablement la dernière fois.”

À la fin de la tournée, la demande du public était telle que Queen dut rajouter une nouvelle date au parc de Knebworth, le 9 août 1986, jouant pour un public d’environ 200 000 personnes. À la fin du concert, Mercury s’enfuit comme un voleur. Il était évident que quelque chose le taraudait. Queen avait joué son dernier show.

Au début des années 1980, le SIDA avait commencé à faire des ravages en Amérique. Certains parlaient de cette maladie mortelle comme d’une “peste gay”, mais il parut vite évident que le SIDA ne faisait aucune discrimination. Le VIH affaiblissait le système immunitaire et se transmettait par les fluides corporels infectés, y compris le sperme et le sang. Il était largement répandu parmi les usagers de drogues qui partageaient des seringues et par ceux qui avaient des rapports sexuels non protégés, en particulier avec des partenaires multiples. Freddie Mercury faisait partie de cette dernière catégorie. “Je suis juste une vieille salope qui se lève chaque matin, se gratte la tête et se demande ce qu’il veut baiser,” avait-il un jour déclaré.

À la fin des années 70 et pendant la majeure partie des eighties, Munich était devenue la seconde maison de Queen. La ville avait une culture sexuelle active et diversifiée. Pour Mercury, c’était à la fois l’enfer et le paradis. May dit plus tard que le chanteur supportait difficilement d’être en studio et préférait passer ses nuits dans les clubs de Munich. Un soir, il fit la connaissance de l’actrice Barbara Valentin. Mercury vécut une liaison passionnée avec elle tout en continuant ses relations, parfois orageuses, avec divers amants masculins – une rumeur lui en attribue une avec le danseur étoile Rudolf Noureev. Il consommait des drogues et buvait beaucoup, au point d’être incapable de se rappeler ce qu’il avait fait la veille. Valentin raconta à Lesley-Ann Jones comment elle avait retrouvé Mercury nu sur le balcon, en train de chanter “We Are the Champions” aux ouvriers des constructions d’en dessous avant de leur crier : ”Que celui qui a la plus grande bite se lève!”



Le DJ de la BBC, Paul Gambaccini, se souvient d’avoir croisé le chanteur dans un club de Londres, en 1984. Gambaccini lui demande si le SIDA avait changé son comportement sexuel. Mercury répondit : “Darling, mon credo, c’est ‘baise-le’. Je fais tout ce que je veux avec qui je veux.” Gambaccini dit : “J’ai eu ce sentiment de naufrage. J’en avais vu assez à New York pour comprendre que Freddie allait mourir.’” Une fois, Mercury dit au journaliste Rick Sky : “Par nature, je suis très inquiet et nerveux. Je vis toujours dans l’extrême, ce qui est souvent destructeur pour les autres comme pour moi-même.” Puis il changea totalement d’attitude. Fin 1985, il fit un test du SIDA. Les résultats furent négatifs. Il abandonna le clubbing de Munich, sa liaison avec Valentin, et s’installa dans un manoir du Kensington trouvé par Mary Austin, alors sa secrétaire, en 1980. “Je ne vivais que pour le sexe,” confia t-il plus tard. “J’étais inconscient, mais le SIDA a tout changé.”

In 1987, Mercury se soumit à un autre test mais semblait avoir peur des résultats. Après avoir essayé plusieurs fois de le contacter, sans réponse, le cabinet du médecin appela Austin et lui annonça que Mercury était séropositif. “Mon cœur s’est arrêté de battre,” raconta plus tard Austin. Le chanteur ne l’avait pas encore dit aux autres membres de son groupe. “Nous savions que quelque chose se passait,” dit plus tard May, “mais personne ne disait rien.” À la même période, Paul Prenter, l’ancien manager de Mercury, avait déjà parlé à la presse anglaise de ces analyses sanguines, et celle-ci commença à faire pression sur le groupe pour connaître la vérité. Mercury persista à dire que ces rumeurs étaient fausses. Ses amis pensaient qu’il avait un problème au foie à cause de ses abus d’alcool. Or, en 1987, Valentin remarqua des cicatrices sur son visage et sur ses mains : des symptômes possibles du sarcome de Kaposi.

Le treizième album du groupe, The Miracle, fut terminé au début de l’année 89. Mercury voulait se lancer immédiatement dans un autre album. Il espérait enregistrer autant de travail que possible, et réalisa qu’il devait expliquer pourquoi à ses camarades. Il les convoqua chez lui et leur déclara : “Vous avez sans doute compris quel était mon problème. Eh bien, c’est dit, et je ne veux pas que cela change quoi que ce soit, ni que cela se sache. Je ne veux pas en parler. Je veux juste monter sur scène et travailler jusqu’à ce que je m’écroule. J’aimerais que vous me souteniez.” May raconta plus tard que lui, Taylor et Deacon furent dévastés: “Nous sommes tous allés dans notre coin pour souffrir en silence, et ce fut la seule conversation directe que nous avons eu à ce sujet.”

Cette révélation affecta l’enregistrement nouvel album de Queen, Innuendo. “Nous nous sommes serrés les coudes”, se souvint Taylor. Le groupe savait qu’il était confronté à son ultime sujet, mais son fonctionnement rendait toute communication à ce propos difficile. “Nous n’avons même pas évoqué les paroles des chansons”, déclara May à Mojo en 2004. “Nous étions tout simplement trop gênés pour en parler.” Cependant, Innuendo s’adresse à la mort imminente comme une conclusion gracieuse, mémorable, et ce sans complaisance. “Vers la fin, il était très conscient”, se remémore May. “Parfois, Freddie n’était pas en mesure de chanter ce qu’il voulait exprimer. Il avait dépassé ses capacités à mettre des mots sur ce qu’il ressentait. Cela va sembler très étrange, mais Roger et moi essayons de le verbaliser pour lui. Des chansons comme ‘The Show Must Go On’, dans mon cas, ou ‘Days of Our Lives’, dans le cas de Roger, étaient des chansons écrites pour être mises à la disposition de Freddie. Sans que l’on se concerte.”

“Très étrangement, il y avait beaucoup de joie” dit May. “Freddie souffrait… Mais à l’intérieur du studio, il pouvait être heureux, profiter de ce qu’il aimait le plus au monde. Cela ne durait que deux heures par jour parce qu’il se fatiguait vite. Mais pendant ces quelques heures, il donnait tellement ! Quand il ne pouvait plus tenir debout, il avait l’habitude de s’appuyer contre un bureau et de se servir une vodka: “Je vais chanter jusqu’à ce que je saigne.”

Après Innuendo, Mercury voulait continuer d’enregistrer, avancer sur un autre album si c’était possible. May : “Freddie disait: ‘Ecrivez-moi des trucs…. Continuez à me donner des textes. Je vais chanter’”, se souvient May. Le résultat, Made in Heaven, est paru en 1985. D’après Austin, “il a continué parce que c’est ce qu’il aimait. Le travail lui a permis d’affronter sa maladie.” Jim Hutton, l’amant de longue date de Mercury qui vécut avec lui jusqu’à sa mort, conclut : “Sans la musique, il n’aurait pas tenu aussi longtemps.”

En septembre 1991, Freddie Mercury avait enregistré autant qu’il le pouvait. Il se retira dans sa maison du Kensington. Il restait prudent vis-à-vis de ses parents, écrit Peter Freestone dans Freddie Mercury: An Intimate Memoir : “Il voulait les protéger de choses qu’ils n’auraient pas comprises ou pas accepté.” Des années plus tard, sa mère déclara : “Il n’a pas voulu nous faire du mal, mais avons toujours su ce qui se passait.”

Mercury reçut de moins en moins. Il ne voulait pas être vu dans un état de décrépitude avancé. Il arrêta de prendre des médicaments, fut frappé à plusieurs reprises de cécité. Il nia tout lien avec le SIDA jusqu’au soir du 23 novembre 1991, où il publia une déclaration officielle : “Après les nombreuses présomptions de la presse, je voudrais confirmer que je suis séropositif et que j’ai le SIDA. Je pensais qu’il convenait de ne pas divulguer cette information pour protéger l’intimité de ceux qui m’entourent. Mais il est temps que mes amis et mes fans du monde entier connaissent la vérité. J’espère que tout le monde se joindra à moi, aux médecins qui me soignent et à tous ceux qui se battent contre cette terrible maladie.” D’après son entourage, cette annonce le libéra d’un poids. Le lendemain, au début de la soirée, Freestone et Hutton se préparaient à changer le lit du chanteur quand Hutton réalisa qu’il ne respirait plus. Freddie Mercury était âgé de 45 ans. Freestone appela Taylor, qui était sur en chemin pour lui rendre visite, et lui dit: “Ne t’embête pas à venir.”

Les funérailles eurent lieu quelques jours plus tard, lors d’une cérémonie Zoroastrienne. Aretha Franklin chanta et Montserrat Caballé interpréta une aria de Verdi. La cantatrice avait travaillé avec Mercury sur un album de pop opéra, Barcelona. Le corps du chanteur fut incinéré, et Mary Austin – la seule personne en qui Mercury avait vraiment confiance, et à qui il a légué son domicile – plaça ses cendres dans un endroit qu’elle n’a jamais dévoilé.

Au mois d’avril 1995, les membres restants de Queen jouèrent un hommage à leur défunt chanteur au stade de Wembley, et profitèrent de l’événement pour lancer le Mercury Phoenix Trust, qui continue d’amasser des fonds pour divers organismes consacré à la recherche sur le SIDA. Après le concert, le groupe se sépara durant treize ans. Deacon prit sa retraite, sauf pour les séances complémentaires de Made in Heaven, dernier album studio du quatuor, qui comprenait les derniers enregistrements de Mercury. Toutes les chansons évoquaient la splendeur éphémère de l’amour.

“Je ne me suis jamais remis de sa mort,” avoua plus tard Taylor. “Aucun d’entre nous n’a pu s’en remettre. Je crois que nous avons tous pensé pouvoir évacuer la douleur rapidement, mais nous avions sous estimé l’impact de sa mort sur nos existences. C’est encore difficile d’en parler. Pour nous, Queen fait partie d’une autre vie.”

Les gens n’approuvèrent pas la manière dont Mercury a vécu et dont il est mort. Des homophobes ont vu sa chute comme une punition d’avoir été un gay assumé. Ceux qui ont lutté contre le SIDA lui ont reproché de ne pas annoncer son état avant la fin. Ces jugements poursuivront toujours Mercury, mais sa musique peut s’avérer une clé. Chanson après chanson, il a abordé la mortalité, la solitude et l’espoir, mais il a également imploré certains sanctuaires inaccessibles – nulle part aussi ouvertement que dans “Save Me”, un morceau de The Game: “Je n’ai pas de cœur, je suis froid à l’intérieur / Je n’ai pas de véritable but / Sauve-moi / Je ne peux pas faire face à cette vie seul.” Mais Mercury sentait qu’il devait souvent rester seul, comme il l’avait fait dans son enfance. “C’est peut être une vie très solitaire”, dit-il, “mais c’est celle que j’ai choisi.” Au début des années 1970, lorsqu’Austin avait proposé qu’ils aient un enfant ensemble, Mercury aurait répondu: “Je préfère avoir un chat.” Au lieu de l’introspection, le chanteur rechercha l’extase et l’agitation durant la majeure partie de sa vie. Il en paya le prix. Une de ses meilleures chansons, “Don’t Stop Me Now”, révèle sa philosophie : “Je suis une fusée en vol vers Mars / Sur une trajectoire de collision / Je suis un satellite hors de contrôle / Je suis une machine de sexe prêt à recharger.”

Dans The Marriage of Heaven and Hell du poète William Blake, on peut lire ce célèbre vers : “La route de l’excès mène au palais de la sagesse.” La poursuite de désirs sans la maîtrise de soi peut aussi offrir la possibilité de comprendre cette futilité et de trouver des sens plus profonds au passage sur terre. Cela signifie aussi que sans prendre de risques, vous ne découvrirez jamais ce qui pourrait vous éclairer le plus. Dans The Miracle, Mercury affronte ses excès sans se ménager : “Est-ce que toutes ces années valent vraiment la peine ?…/ Perdre ou gagner n’a aucune importance / Vivre, respirer le rock’n’roll / Était-ce la peine? / Oui, cela a été une expérience enrichissante / Ça valait le coup.” Il savait qu’il avait peu de temps devant lui en chantant ces paroles. Il n’y avait pas de place pour les mensonges.

Le meilleur titre chanté par Mercury au cours de ses dernières années, “These Are the Days of Our Lives”, a été écrit pour lui par Taylor. Le clip montre les derniers moments de Mercury devant une caméra. C’est un homme à l’agonie – il est émacié, et, d’après ceux qui assistèrent au tournage, même le contact de ses vêtements sur sa peau le faisaient souffrir. Mais il est pleinement présent, lumineux. Il regarde vers le ciel, ses bras écartés, puis fixe l’objectif comme s’il avait dit tout ce qu’il lui restait à dire : ”Ce sont les jours de notre vie – oui / Les mauvaises choses dans la vie sont si peu / Ces jours sont tous partis maintenant, mais une chose reste toujours vraie / Quand je regarde et je réalise / que je t’aime encore … Je t’aime encore.” Il a alors trouvé la sagesse de la seule manière qu’il pouvait. C’est la mort de Freddie Mercury qui l’a sauvé.

Traduction et adaptation Sophie Rosemont

merci de partager, cet article avec nous, çà fait toujours quelque chose, de relire l'ascension du groupe
jusqu'à son extinction à la mort de Freddie.

par contre, il me semble qu'il y ait une erreur dans l'article,

à ce niveau:"
Au mois d’avril 1995, les membres restants de Queen jouèrent un hommage à leur défunt chanteur au stade de Wembley, et profitèrent de l’événement pour lancer le Mercury Phoenix Trust, qui continue d’amasser des fonds pour divers organismes consacré à la recherche sur le SIDA. Après le concert, le groupe se sépara durant treize ans."

ce n'est pas en avril 1995, mais en avril 1992, voilà juste pour remettre les choses, dans leur contexte.
d'ailleurs cet été sur "arte summer of rock 90's", ce concert a été rediffusé, très plaisant à revoir, l'émotion est palpable, chez les membres survivant de Queen.

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Maycury



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 25 Sep - 13:13

ouais si, ils se sont gourés merci d'voir souligné j'avais oublié !
mais sinon ça va y'a pas tellement d'erreurs comparé à d'autres articles bourrés de fautes : c'est parfois même étonnant de faire autant de fautes! genre des fois c'est carrément : "Freddy Mercury né en 1945 a écrit bon nombre des tubes de Queen tels que We Will Rock you ou The Show Must Go On. Il s'éteint en 1992." mdr et je n'exagère même pas !
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Babarinos



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 25 Sep - 13:52

Maycury a écrit:
ouais si, ils se sont gourés merci d'voir souligné j'avais oublié !
mais sinon ça va y'a pas tellement d'erreurs comparé à d'autres articles bourrés de fautes : c'est parfois même étonnant de faire autant de fautes! genre des fois c'est carrément : "Freddy Mercury né en 1945 a écrit bon nombre des tubes de Queen tels que We Will Rock you ou The Show Must Go On. Il s'éteint en 1992." mdr et je n'exagère même pas !

y a pas de quoi, c'est déjà super sympa de partager, l'article avec nous, après je me dis qu'un forum
de fan, a le droit de rectifier un article, si il y a une erreur, pour avoir la bonne information.

je suis d'accord, avec toi, souvent les "Mauvais" Journalistes, ne vérifient pas leurs sources, et n'ont même pas honte, de proposer à la lecture, des articles avec des informations erronées.
cela dépend, des journaux et de leur sérieux, à la mort de Freddie, beaucoup d'article avec des inexactitudes.

Les magazines, en général sérieux, de mémoire, "Rock & Folk", "Les Inrocks","Rolling Stones".
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Maycury



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 25 Sep - 15:01

"Rock&Folk" font exprès de faire des fautes. j'ai des vieux rock&folk où ils parlent de Queen et ils ne sont jamais sérieux à leur sujet, ils sont juste très ironiques (sauf dans le tout premier article qu'ils ont fait sur eux en 1977 : c'est un article bizarrement élogieux et pas ironique du tout)

Ce qui me surprend c'est qu'il y a également de nombreuses fautes dans certains livres... j'en ai marre de lire des livres sur Queen et de corriger l'auteur à chaque fois... j'ai l'impression d'en savoir beaucoup plus que lui (ce qui est probablement le cas étant donné que certains bouquins ne sont que des commandes et donc l'auteur a du s'informer vite fait sur le groupe dont il ne sait rien ou pas grand chose à la base.) je préfère les témoignages des gens qui ont vécu à leur côté et qui savent de quoi ils parlent.
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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 25 Sep - 15:08

a mon tour, de vous faire découvrir, quelque chronique autour du groupe, et de sa discographie.
voici, pour commencer:
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bonne lecture.


mince, je relis l'article, et je vois une grosse faute, que vous vous empresserez de corriger,
The Game, et non pas The Yame. lol!
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Babarinos



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 25 Sep - 15:35

encore, un petit article très court, lors de la sortie du greatest hits.


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Babarinos



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 25 Sep - 16:03

voilà, une interview de 1982:

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bonne lecture!
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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 25 Sep - 17:54

intéressante, l'interview de Brian. Amusant de voir qu'en 1982, donc après hot space, il dise "il ne faut pas perdre le public dans un dédale de styles"
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Maycury



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Ven 26 Sep - 20:38

Merci Smile
je déteste quand dans un même article il commence par dire "Freddie" et après "Freddy"... POURQUOI ?

Et voici une interview de Freddie Mack, le fils de Reinhold Mack et donc Filleul de Freddie :

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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Ven 26 Sep - 23:04

Merci bcp pour tous ses articles de presse , que je n' ai jamais vu .. c ' est cool ..
Merci à vous .
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diabola



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Ven 26 Sep - 23:14

Maycury a écrit:
"Rock&Folk" font exprès de faire des fautes. j'ai des vieux rock&folk où ils parlent de Queen et ils ne sont jamais sérieux à leur sujet, ils sont juste très ironiques (sauf dans le tout premier article qu'ils ont fait sur eux en 1977 : c'est un article bizarrement élogieux et pas ironique du tout)

Ce qui me surprend c'est qu'il y a également de nombreuses fautes dans certains livres... j'en ai marre de lire des livres sur Queen et de corriger l'auteur à chaque fois... j'ai l'impression d'en savoir beaucoup plus que lui (ce qui est probablement le cas étant donné que certains bouquins ne sont que des commandes et donc l'auteur a du s'informer vite fait sur le groupe dont il ne sait rien ou pas grand chose à la base.) je préfère les témoignages des gens qui ont vécu à leur côté et qui savent de quoi ils parlent.
je ne sais pas le cas ici mais de nombreux auteurs "en général " dissimulent quelques fautes d'orthographe afin de "traquer" ce qui les copient... Enfin c'est sur qu'il y en a quand même des journalistes qui ne sont pas sérieux et qui font pleins de fautes d'orthographe....
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Maycury



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Sam 27 Sep - 8:27

mmmh je parlais pas forcément des fautes d'orthographe mais plus des erreurs de date, ou de nom, ou de lieu en ce qui concerne certains faits de la carrière de Queen. Mais cela dit, il y a aussi pas mal de fautes d'orthographe dans certains livres (le livre de Rauer!!) ce qui est super gênant quoi...
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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Sam 27 Sep - 9:46

Babarinos a écrit:
a mon tour, de vous faire découvrir, quelque chronique autour du groupe, et de sa discographie.
voici, pour commencer:
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bonne lecture.


mince, je relis l'article, et je vois une grosse faute, que vous vous empresserez de corriger,
The Game, et non pas The Yame. lol!

..lors de ces éprouvants "travaux"
c'est un détail mais "the works" ce sont des engrenages cf la pochette d'ailleurs.

Sinon, sympa de relire tout ça. Ca me replonge dans ma jeunesse.

Perso je possède tout un tas d'articles de ce genre, et c'est vrai que parfois on y lit de belles bêtises...
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Maycury



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Ven 3 Oct - 12:03

est ce que quelqu'un aurait l'amabilité de scanner la critique du Live au Rainbow de R&F quand il sortira ? Je ne pense pas que je pourrais l'acheter :/
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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Mer 8 Oct - 18:59

si personne ne l'a fait, c'est tout simplement... parce qu'il n'y en a pas. j'ai feuilleté le magazine à la bibliotheque municipale, tu ne trouveras de Queen qu'une photo pleine page de Freddie année 74, et une pub pour le coffret Rainbow et peut-être une pub pour One night of Queen. Aucun article, aucune critique.
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Maycury



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 27 Nov - 3:49

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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 27 Nov - 15:48

Fier d'être Lorrain !

Festival pendant lequel Roger avait les cheveux verts ...

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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 18 Déc - 16:20

Bonjour à tous et toutes , je ne sais pas ou mettre cette news alors je la met ici , pardon si ce n ' est pas le bon endroit Shocked ... samedi soir sur Arte à 22 h 30 doc sur Freddie Mercury " the great pretender suivi à 0 h 00 de Freddie Mercury tribute concert partie 1 et 2 , voilà vous etes prévenus ..
Merci à vous Very Happy
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ClaudyVDD



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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Jeu 18 Déc - 23:51

Comme chaque année.
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MessageSujet: Re: Articles de presse Queeniens   Aujourd'hui à 12:29

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